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Dans le cadre du projet CAMERR, 72 000 palétuviers ont déjà été plantés en 2026, tandis que les populations locales, les jeunes et les volontaires s’engagent pour restaurer l’estuaire du Cameroun.

À Mouanko, dans la région du Littoral, la restauration des mangroves avance avec une nouvelle énergie. Au cours du premier trimestre 2026, la Cameroon Wildlife Conservation Society (CWCS), avec l’appui de Planète Urgence et en collaboration avec les services de l’État, les organisations locales et les communautés, a déjà planté 72 000 palétuviers sur 28,8 hectares dans le cadre du projet Cameroon Mangrove Ecosystem Restoration and Resilience, (CAMERR).

Cette dynamique marque une étape importante pour un projet qui vise, à terme, à restaurer 1 000 hectares de mangroves dégradées dans l’estuaire du Cameroun. Entre 2022 et 2025, CWCS et ses partenaires ont déjà reboisé 511 500 arbres sur 204 hectares. Pour la cinquième année du projet, en 2026, l’objectif est de planter 150 000 palétuviers sur 60 hectares à Elogotot-Mouanko.

Les activités menées au premier trimestre ont permis de sensibiliser plus de 150 personnes dans 12 localités de la zone du projet. À Mouanko, un club des amis de la mangrove a également été créé au lycée, avec 27 élèves sensibilisés à l’importance de ces écosystèmes pour la biodiversité, la pêche, la protection des côtes et les moyens de subsistance des communautés.

Sur le terrain, 67 volontaires se sont mobilisés pour participer aux activités sylvicoles, notamment l’aménagement des sites, le piquetage et la mise en terre des jeunes plants. À ce jour, les 60 hectares retenus pour 2026 ont été aménagés et matérialisés, tandis que le piquetage est finalisé sur 46 hectares.

Pour garantir la survie des jeunes palétuviers, CWCS assure également le suivi des sites déjà reboisés. Au cours du trimestre, 24 hectares ont été défrichés pour limiter la concurrence des repousses, et 15 000 plants morts ont été remplacés. Un dispositif de géoréférencement accompagne ces interventions afin de mieux suivre les progrès réalisés.

Le projet CAMERR associe également la restauration écologique à l’amélioration des conditions de vie des populations. Une première tranche de fonds rotatifs a été accordée à 10 nouveaux bénéficiaires pour soutenir des activités génératrices de revenus, tandis que le suivi des bénéficiaires de 2025 se poursuit. Cette approche vise à réduire la pression sur les mangroves tout en offrant aux communautés des alternatives économiques plus durables.

En parallèle, CWCS avance sur le volet gouvernance et sécurisation communautaire. L’inventaire multi-ressources de la forêt communautaire de Dibombari a été finalisé, tandis que l’entité juridique appelée à gérer la forêt communautaire d’Elogotot à Mouanko a été légalisée. La validation de la carte et l’attestation de mesure de superficie sont en cours à l’Institut National de Cartographie, avant la prochaine étape de concertation publique locale.

Grâce à cette approche participative, le projet CAMERR montre qu’il est possible de restaurer les mangroves tout en renforçant l’engagement des communautés et en soutenant les moyens de subsistance.